Les conseil du CAA Québec
Vendre sa voiture soi-même ?
Pour vendre sa voiture soi-même, il est avantageux de suivre certaines étapes qui permettent d’obtenir une bonne valeur de son véhicule et de diminuer les problèmes pouvant survenir pendant ou après la transaction.
Se monter un dossier : Réunissez tout document susceptible d’informer votre acheteur sur le produit que vous lui vendrez : contrat d’achat, manuels de garantie et d’entretien, factures de réparation, fiches confirmant les rappels effectués, etc. Avec des factures bien classées, vous serez de plus en mesure de montrer à votre « client » que l’odomètre de votre voiture indique bien le kilométrage réel parcouru à ce jour. Si votre voiture a déjà été impliquée dans un accident, mettez en évidence les documents pouvant vous aider à fournir tous les renseignements pertinents à ce sujet.
Une inspection ? Bonne idée ! Non seulement une inspection vous permet de bien renseigner votre acheteur, mais elle permet également de fixer un prix tenant compte de l’état réel du véhicule, grâce au point de vue d’une tierce personne, neutre dans votre transaction et compétente en la matière. Demandez un rapport écrit à votre mécanicien, rapport que vous pourrez présenter à votre acheteur.
Une voiture propre se vend mieux : À l’extérieur comme à l’intérieur, prenez le temps de redonner à votre bolide son éclat d’antan ! Retouches de peinture si nécessaire, grand lavage, cirage, nettoyage des roues, des pneus, des enjoliveurs : tous les efforts en valent la peine.
Informez-vous sur le prix : Que voilà une question délicate ! Si vous demandez un prix trop élevé, vous ne vendrez pas. Si vous demandez un prix trop bas, vous vendrez à perte. Que faire ? D’abord, faites-vous une idée de la « concurrence ». Vous n’êtes pas le seul à vendre une voiture : « étudiez » les annonces classées pour établir à combien, approximativement, se vend une voiture semblable à la vôtre. Ensuite, renseignez-vous sur sa valeur théorique. Si vous êtes membre en règles de CAA-Québec, vous pouvez vous y renseigner sur sa valeur dans différentes publications spécialisées. Vous aurez ainsi ce qu’il faut pour vous faire une idée. Votre mécanicien peut également vous fournir son avis sur la question puisqu’il connaît bien votre véhicule.
Soyez franc ! Lorsque vous recevrez des téléphones ou des visites, répondez au meilleur de votre connaissance aux questions que l’on vous posera. Permettez à tout acheteur d’essayer la voiture et de la faire inspecter.
Faut-il faire un contrat ? En vertu de la loi, vous n’êtes pas tenu de passer un contrat, mais pour éviter les malentendus, rien ne vaut un écrit. Le CAA-Québec propose d’ailleurs à ses membres des formules de contrat type. Essentiellement, voici les éléments qu’un tel écrit doit comporter : identification et adresse du vendeur et de l’acheteur ; description du véhicule (numéro de série, marque, année, modèle, etc.) ; garantie s’il y a lieu ; le fait que l’acheteur a examiné, essayé et/ou fait inspecter le véhicule ; problèmes connus et/ou réparations imminentes ; certification de propriété absolue ; véhicule accidenté ou non, etc. Par ailleurs, il sera également sage d’y détailler les modalités de prise de possession. Ainsi, pour éviter que l’acheteur ne vous laisse en plan s’il change d’idée, demandez-lui un acompte, non remboursable et spécifiez que, si à une date donnée, le paiement au complet et le transfert de propriété n’ont pas été effectués, la vente sera annulée et que vous serez alors libre de vendre à une autre personne. Optez enfin pour un virement de fonds, un chèque certifié ou de l’argent comptant.
Faut-il fournir une garantie ? La Loi sur la protection du consommateur ne s’applique pas entre particuliers. Seuls les commerçants doivent offrir une garantie pour les voitures de moins de 5 ans et moins de 80 000 km. Par contre, le Code civil du Québec précise qu’il faut donner une garantie contre les vices cachés. Le Code civil définit le vice caché comme une défectuosité « qui rend le bien impropre à l’usage auquel il est destiné ou qui diminue tellement son utilité que l’acheteur ne l’aurait pas acheté ou n’aurait pas donné si haut prix, s’il l’avait connue ». Cette garantie s’applique au bien vendu et à ses accessoires. Par ailleurs, un vice est apparent lorsqu’il peut être constaté par un acheteur prudent et diligent sans avoir besoin de recourir à un expert.
Et les taxes ? Entre particuliers, seule la TVQ est appliquée au bureau de la Société de l’assurance automobile du Québec. Vous n’avez donc pas à la percevoir vous-même. Dans les cas de vente d’accommodement chez un concessionnaire, on prélèvera TPS et TVQ, mais, là encore, vous n’avez pas à le faire vous-même.
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